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Les évangéliques, poissons pilotes des requins brésiliens

   Aujourd’hui les va-t-en-guerre se multiplient. Recep Erdogan en Turquie, Kacsynski en Pologne, Matteo Salvini en Italie, Viktor Orban en Hongrie, Rodrigo Duterte aux Phillipines, Donald Trump aux États-Unis, et depuis quelques jours le jumeau de D. Trump, Jair Bolsonaro, au Brésil, font peser sur le monde une idéologie funeste. 

Ces extrêmes droites n’ont pas une origine commune. Certaines donnent de la corne de brume devant une civilisation qu’ils perçoivent en crise  ; d’autres s’annoncent carrément fascistes, ce qu’aucun n’osait décliner hier. La droite brésilienne, qui brandit la thématique commune à ces droites extrêmes, en commençant par le refus de l’autre, emboîte le pas de D. Trump qui a annoncé l’envoi de 10 à 15000 soldats contre la caravane, à la frontière mexicaine, assurant les migrants que l’armée n’hésiterait pas à leur tirer dessus. 

D. Trump a adhéré aux thèses de ces évangéliques, pratiquants protestants d’extrême droite, essentiellement blancs, qui représentent 25% de la population américaine. Selon la spécialiste de la politique américaine Nicole Bacharan, 81% de ce quart de la population américaine, a voté D. Trump. Ces gens sont pour Trump un bloc électoral clé. 

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