Actualités

L’avenir du christianisme menacé par la modernité ?

Pour Maryline Lugosi, en hommage amical

   Il est devenu évident que nos sociétés modernes se présentent sous le signe du pluralisme. Un pluralisme qui véhicule parfois l’idéologie relativiste qui désespère de toute vérité et de toute hiérarchie des valeurs. Le relativisme, où toutes les opinions se valent, se généralise, comme si le mythe de Babel avait définitivement triomphé. 

Mais de même qu’il y a une mauvaise et une bonne tolérance, il y a un mauvais et un bon pluralisme. 

Il y a un bon pluralisme qui témoigne simplement d’une humanité nécessairement plurielle  et qui fait de la diversité une chance dans le dévoilement incessant de la vérité. Il vaudrait alors mieux parler simplement de pluralité. Lors de la construction de la Tour de Babel les langues ont été brouillées. C’était une malédiction. Mais Babel inaugure et signifie la nécessaire pluralité des langues et donc des cultures et des religions. Telle est la bénédiction et la chance qui correspond à un mystérieux dessein de Dieu qui “confondit leur langage et les dispersa sur toute la face de la terre”. Le texte révèle la visée de Dieu : “Dieu répartit l’humanité sur toute la terre” (Gn 11).

Pages