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Hommage à Maurice Bellet

   Maurice, c’est ainsi que j’aimais vous appeler, j’avais décidé de vous rendre visite à la Maison Ste Thérèse. Trop tard. Vous l’avez quittée, vous nous avez quittés, nous laissant quelque part orphelins. Et tristes.

Le souvenir que je garde aujourd’hui de vous me renvoie vingt ans en arrière, quand nous nous retrouvions pour nos déjeuners rituels du samedi midi, au restaurant qui jouxtait notre officine, « Les Mouettes », où aimaient se retrouver les professeurs de la Catho. Votre sœur vous accompagnait, souriante, heureuse… et fière. Mon épouse et l’une de mes filles appréciaient non seulement nos échanges, mais aussi le privilège que nous offrait votre compagnie. 

J’aimais vérifier que l’approche du « Dieu pervers », votre best seller qui en est à sa nème édition, se superpose à ce que j’appelais « le dieu-outil », talisman, fétiche, papa-poule ou Père fouettard, qui vient sanctionner nos frasques ! Ce dieu trop fragile, on n’en a plus besoin. Il nous fallait rappeler que la lecture de l’Évangile nous invite à débarbouiller les mille et un visages de Dieu auxquels nous étions apprivoisés, et à découvrir le Dieu de Jésus-Christ.

Puisque vous n’avez pas attendu ma visite, Cher Maurice, qui m’aurait permis de vous confier la dette immense envers vous que je partageais avec l’un de vos « disciples », notre ami Robert de Montvalon, alors je viens de me procurer pour le relire « Le Dieu pervers » auprès de ma librairie.  

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