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« La République, c’est moi ! »

Je dédie ce 600e article à Philippe Weickmann, créateur de ce site, en hommage amical.

   Ce cri d’un parlementaire colérique s’adressait à un huissier de justice visant à l’empêcher de procéder à une perquisition. De cette formule on déduit aussitôt que l’identification d’une personne à la République, au prétexte que cette personne est parlementaire, est réductible, en ce que tout individu qui ne siège pas à l’Assemblée ne pourrait se l’attribuer.

Vérifions ce postulat selon lequel la République c’est Untel, et vice versa. Qu’est-ce donc que la République ? 

La res publica désigne à l’origine, depuis Périclès jusqu’à Cicéron, l’intérêt général et le gouvernement qui veille à le servir. Le mot “république” écarte donc toute réduction à une ou des personnes, quand il désigne « le bien public », l’« État », les « affaires publiques » et aussi la cause plaidée, celle de la plèbe.

La République romaine du VIe siècle av J.C. succédait à la monarchie oligarchique de patriciens Étrusques. Ce qu’imite la Renaissance toscane, par une définition humaniste de la République correspondant à un État sans roi.

J.J. Rousseau, voire Pascal, englobent  la démocratie et l’aristocratie dans la République, excluant l’oligarchie. C'est ainsi que “république” et “démocratie”, deviennent synonymes. 

Au XIXe siècle, de nouvelles pensées sociales voient le jour, avec Hegel, Saint-Simon, Auguste Comte, enfin avec la pensée marxiste. Ces pensées étaient fondamentales, pour Tocqueville, de la démocratie. On voit alors s’installer un antagonisme entre libéralisme et capitalisme, classes ouvrières et élites.

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