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Regard chrétien sur le transhumanisme

Pour Jean d’Alençon, lucarne ouverte sur ce monde à partager

   Proposons brièvement un état des lieux de ce que peut être un débat entre christianisme et transhumanisme, mutatis mutandis, de ce que ce débat pourrait apporter aux uns et aux autres.

La volonté de transformation de l’humanité rejoint les fondements de la civilisation nord-américaine fondée sur une idée de l’avenir laissant apparaître une dimension messianique. La raison moderne étant passée de la soumission au réel à la responsabilité de son histoire, l’avenir est développé selon la conviction que la maîtrise des moyens techniques permettra de surmonter tous les problèmes, psychologiques, sociaux etc. Le transhumanisme questionne la théologie chrétienne. 

Le transhumanisme est-il encore un humanisme ? La métaphysique privilégie l’idée que les êtres ont une nature, au contraire du transhumanisme qui cherche à émanciper l’humanité des déterminations de la nature. Le présupposé du transhumanisme est qu’il n’y a aucune nécessité morale de respecter les processus naturels, d’où la liberté que l’on s’octroie de soumettre, de corriger et d’améliorer ce que la nature a produit. 

Certains transhumanistes, qui travaillent sur la notion de « risque existentiel », envisagent la possibilité d'une rupture perçue par beaucoup comme catastrophique : l'élimination de l'humain par l'intelligence artificielle… ou parce qu'il ne se serait pas engagé dans la mutation transhumaniste. 

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