Au IVe siècle Jérusalem renaît de ses cendres

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Pour Marc-Antoine Hammer, en hommage amical

Une communauté chrétienne, d’origine païenne, s’y constitue très tôt, et très tôt est dotée d’un évêque. Jérusalem, comme Carthage ou d’autres villes à forte population chrétienne, subit les persécutions de Maximin (173-238) et de Dioclétien (244-311) tout au long du IIIe siècle. 

 

L’Empereur Hadrien ayant fait construire un temple à Vénus à l’emplacement même du Saint-Sépulcre, Hélène, mère de l’empereur Constantin, ordonne de le détruire. C’est à l’initiative de son célèbre fils que le Saint-Sépulcre est enclos dans une Rotonde, de même que l’Église de la Résurrection, où Cyrille de Jérusalem prononcera ses célèbres catéchèses alors qu’il est encore prêtre. 

 

L’impératrice Hélène, née au beau milieu du IIIe siècle en Asie Mineure, était d’origine modeste. D'après Saint Ambroise elle avait été “servante d'auberge”. Elle est connue pour avoir organisé la première restauration des lieux saints chrétiens de Jérusalem où elle se rendit en 325 afin d'y retrouver les saintes reliques de la Passion du Christ, donnant une impulsion importante aux pèlerinages en Terre Sainte, et à l'aménagement des lieux. Elle fit notamment transporter à Rome, en 326, le Saint-Escalier gravi par Jésus allant comparaître devant Ponce Pilate, et elle fit construire deux basiliques dont celle de Bethléem toujours debout.

 

Hélène eut une vie publique à la cour auprès de son fils qui lui prodigua, contrairement à d’autres proches de l’empereur, une grande affection. Elle reçut même le titre d'Augusta peu avant de mourir en 330, avec son fils à ses côtés.

 

Canonisée, elle est considérée comme sainte par les églises catholique et orthodoxe.

 

Jérusalem est alors patriarcat depuis qu’en ont décidé ainsi les Pères réunis à Nicée, en dépit de l’opposition du métropolite rival de Césarée. 

 

Gérard LEROY, le 7 novembre 2013