Bonne année !

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Aux amis lecteurs de Questions en partage

   Nous sommes en 2018. Ça y est ! En ouvrant les yeux le 1er janvier j'ai refait le film des fêtes de mon enfance. Comme vous peut-être. Le 31, on s'apprêtait, on se mettait sur. 

Comme à chaque fois qu'une page se tourne, on jette un dernier coup d’œil sur le chapitre qu’on vient de terminer. On pense d’abord à soi, à ses maux, petits ou grands, mais aussi à ses joies, aux surprises qui nous ont été offertes, aux malheurs des autres, et l’on se laisse aller à évoquer avec une affectueuse tristesse ceux qui nous ont quittés.

J’ai coutume de noter, quand j’apprends leur décès, le nom des personnes qui, de loin bien souvent, ont été mêlées à mon histoire. Ainsi cette année, j’ai éprouvé une émotion en apprenant leur départ, de Pierre Barou en début d’année à Josy Eisenberg ces jours derniers, en passant par Gotlib, Zsa Zsa Gabor, Roger Walkowiak, Jean-Christophe Averty, Claude Geffré, Roger Moore, Max Gallo, Helmut Kohl, Gonzague Saint Bris, Danielle Darrieux, Johnny Hallyday.

Je n’ai rencontré certains qu’en les écoutant, passionnément comme le pianiste Fats Domino, ou avec intérêt comme le rabbin Eisenberg, en les lisant, comme d’Ormesson, en les applaudissant au théâtre comme Emmanuelle Riva, Claude Gensac, Claude Rich, ou Robert Hirsch qui à lui seul motivait mon déplacement, en m’extasiant devant le talent exprimé à l’écran de Mireille Darc, Jeanne Moreau, Rochefort, Jerry Lewis (l’inventeur du Téléthon), en m’attardant sur un journal ou sur le terrain de leurs exploits, comme le Suisse Ferdi Kubler, vainqueur du Tour en 1950, champion du monde l’année suivante, vainqueur de grandes classiques, comme Raymond Kopa que j’ai tenu longtemps pour le meilleur footballeur de la planète, ou encore comme Jack La Motta, le « Taureau du Bronx », vainqueur de Cerdan, malencontreusement blessé. 

Cette année n’est quand même pas à regarder comme on feuillette un livre de condoléances ! Et puisqu’on évoque les sportifs, je me réjouis de la victoire de George Weah aux élections présidentielles du Libéria ; je fus surpris et enthousiasmé de voir « mon » champion Pierre-Ambroise Bosse remporter le championnat du monde du 800m à Londres. J’ajoute avoir été quelque peu contrarié en apprenant le transfert de Kilian M’Bappé (né à Bondy en 98) de Monaco au PSG.

Tout cela a son importance. Mais une importance relative quand on s’arrête un instant sur la défaite de l’EI à Mossoul, puis à Rakka, le départ (enfin) de Robert Mugabe, l’installation de Trump aux manettes. Notre pays a connu lui aussi des soubresauts, bien évidemment, avec la victoire d’Emmanuel Macron, qui réhabilite la fonction présidentielle, l’émiettement de la gauche, les vagues migratoires, et le spectacle offert par Thomas Pesquet. 

Cette année encore, le pape a donné une « leçon d’Europe " aux 27 chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne, entre deux voyages, en Egypte, à la rencontre des coptes, en Colombie, en faveur de la réconciliation, en Birmanie, pour rencontrer Aung San Suu Kyi, au Bangladesh, à la rencontre de réfugiés Rohyngias...

Que sera 2018 ? Un peu ce que nous en ferons. Il nous revient donc un tout petit peu d'amorcer un demi-tour en direction de la paix, de donner de la joie, quelques émerveillements, des surprises... Souhaitons que cette année vous épargne des maux et des peines, et par-dessus tout que l'Espérance qui nous est donnée vous couvre de paix.

 

Gérard LEROY, 3 janvier 2018