Histoire

De bure et de pourpre : le Cardinal d’Espagne

Pour Gaëlle LERMENIER, en hommage affectueux

   Si le théâtre des Pinter, Ionesco, Beckett, et de tous les auteurs de l’absurde ont particulièrement ébranlé le théâtre traditionnel qui ne se construisait que sur une unité d’action, de temps et de lieu, si rétrécie que soit sa place aujourd’hui, les aficionados du théâtre de répertoire remplissent toujours les gradins

Il est vrai que peu de gens, aujourd’hui, sont encore aptes à se reporter par l’imagination à ces scènes prodigieuses de la vie médiévale ou celles de la Renaissance où se sont illustrés le cruel Malatesta à Florence et l’énigmatique Cardinal Cisneros en Castille. Nous sommes tellement engoncés dans nos conformismes bourgeois qu’on a quelque difficulté à admettre qu’on n’ait pas toujours pensé, agi, réagi, comme on se conduit aujourd’hui.  

Ne résistant pas, au plaisir de relire, à l’été, le théâtre de Henry de Montherlant, j’ai revisité l’une de ses meilleures pièces, Le Cardinal d’Espagne, éprouvant un réel plaisir à réveiller le souvenir des accents inimitables que donnait à son rôle Henri Rollan.

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