Nous soutenons le projet de restauration de la basilique d’Hippone, conduit par Dominique HENRY, en charge de la sauvegarde de la basilique. Si vous aussi vous voulez vous associer à ce projet, si modeste que soit votre apport, n’hésitez pas à vous adresser au contact présenté à la fin de cet article.
La basilique Saint-Augustin est un édifice de grande qualité architecturale, tout à fait caractéristique et symbolique en tant qu’élément majeur du patrimoine bâti de l’Algérie. Le bâtiment, construit il y a près de 120 ans, paraît menacé par les dégradations dues à l’âge et à l’environnement.
L’état de l’édifice a ainsi amené Mgr Piroird, évêque de Constantine et d’Hippone jusqu’en 2009, à entreprendre de premières approches pour assurer la sauvegarde du bâtiment. En décembre 2006, M. Xavier DAVID, architecte à Marseille, a été mandaté par Mgr Piroird pour effectuer une reconnaissance de l’édifice, et a proposé un programme d’intervention comportant une phase de mesures conservatoires pour protéger l’intérieur de la basilique, et une phase de travaux pour assurer la sauvegarde et la restauration de la basilique
Les mesures conservatoires ont été mises en place fin 2007 et au début de 2008. Parallèlement, les études d’avant-projet ont été commandées par l’Association Diocésaine d’Algérie au cabinet de Monsieur Xavier David, dans le but d’élaborer un projet cohérent de sauvegarde et restauration. La restauration est aujourd’hui nécessaire et urgente, en raison de la dégradation de l’édifice et des menaces qui pèsent sur sa pérennité et son intégrité esthétique, comme des risques que l’état du bâtiment fait peser sur les visiteurs de la basilique, au moins avant la mise en place des mesures de protection.
Le maître d’ouvrage de l’opération est l’Association Diocésaine d’Algérie. Le maître d’œuvre est Monsieur Xavier DAVID, architecte à Marseille et déjà maître d’œuvre de la restauration de la basilique Notre Dame d’Afrique à Alger. L’entreprise principale à qui sont confiés les travaux de restauration est l’entreprise A. GIRARD (à Avignon, France). L’ouverture du chantier, prévue en fin d’année 2010, est effective depuis la mi-novembre. La durée des travaux est de trente mois, et les travaux devraient s’achever début 2013.
Le coût du programme est de 4 600 000 € TTC, soit environ 460 millions de dinars. La wilaya d’Annaba et l’APC d’Annaba s’associent à la Région Rhône-Alpes et à la ville de Saint-Etienne, en France, pour financer le projet. L’aide de l’Etat français s’ajoute à ces concours publics, ainsi que celle de l’Ambassade d’Allemagne à Alger Des donateurs privés ou institutionnels apportent un financement de mécénat, sans lequel le projet ne pourrait aboutir. C’est donc un vaste projet de coopération qui se met en place.