Les Syriaques

   Pour Élias Slemane, en hommage amical,

En l’an 38 naît l’église, à Antioche, capitale de la province de Syrie de l'empire romain, troisième ville de l’Empire, après Rome et Constantinople, devançant Alexandrie. Un demi-million de gens y résident.

Les longues rues, abritées du soleil et de la pluie, éclairées la nuit, débouchent sur des places ornées de statues et de fontaines. Les courses auxquelles on assiste à l’hippodrome ou les spectacles représentés dans l’amphithéâtre attirent les gens de toutes parts. La ville, appelée “Couronne de l’Orient”, fait la fierté de ses habitants. On y parle grec si l’on est de haut rang, syriaque si l’on est du peuple. 

Les Antiochéens ont le goût du plaisir. Les femmes sont élégantes, maquillées avec soin, les yeux discrètement ornés de khôl. Les gens aisés aiment à se rendre aux thermes en fin d’après-midi, pour s’y baigner mais aussi pour se faire masser, épiler, raser, manucurer. Ils aiment aussi se retrouver entre amis, assister à des comédies ou à des ballets licencieux au théâtre de Dionysos. Les prostituées et les gitons s’affichent sans vergogne. Les jeunes gens rivalisent avec les prostituées.

Les chrétiens de cette province était appelés Syriaques ou Syriens.

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