Ce que j’observe de la vacuité politique (2/3)

Faisant suite à la 798e sur l’origine du mal, la 799e porte sur notre vacuité politique, la 800e regardera l’Église de France aujourd’hui. J’ai le plaisir de vous réserver cette deuxième chronique en hommage amical.

On déplore que les médias réduisent leur observation à la politique française, à nos prurits et à nos bobos, délaissant les événements du monde. Il est pourtant légitime le réel tropisme vers le Soudan déchiré entre le nord et le sud, vers la pression exercée par le gouvernement Nicaraguayen sur les chrétiens, la faillite du Sri Lanka, le maquignonnage des petites filles en Afghanistan, le sort des Tibétains, des Rohingyas, la détention arbitraire au Xinjiang des Ouïgours, les projets impérialistes perse et ottoman, le sort et le ressort de la Syrie. Et l’Ukraine, qui accapare l’attention de tous les instants. Qu’on me pardonne de ne pas accorder autant d’attention à la descente de Saint-Etienne en 2e division ou à la gastro de la reine d’Angleterre.

On peut éprouver un réel mépris pour le climat politique délétère en France où la hyène voudrait déchiqueter la biche, où des combats de chiffonniers se renforcent de la vox populi qui ne voit d’issue que dans le chambard. Les champions populistes démagogues se multiplient. Le bonapartisme n’est pas loin, voire le fascisme. Sans la vertu qui fait préférer les exigences du Bien public à celles de la réélection, la démocratie est décidément un bien fragile acquis.

Continuer à lire

Pages