« Frères, qu’allons-nous faire ? » (Ac 2, 37)

Pour Pauline de Marmiesse, en hommage amical

   Une dizaine de chrétiens jadis regroupés autour du P. Claude Geffré, se retrouvent régulièrement autour du P. dominicain Hervé Legrand pour réfléchir à leur vocation. L’un d’entre eux m’a transmis le rapport de leurs observations sur l’Église d’aujourd’hui, ses orientations et ses errements. Ils ont voulu répondre, en une cinquantaine de pages, au souhait du pape François, qui invite à proposer une transformation en vue d’une fidélité plus engagée au souffle de l’Esprit et d’un témoignage de l’Evangile dans le monde d’aujourd’hui. Parmi ces chrétiens on croise l’inspecteur général des finances, l’ancien directeur d’Antenne 2, l’ancien Directeur du FMI…

Ce rapport rappelle d’abord un  premier principe : le ministère sacerdotal est défini par ce qui le fonde, une capacité exclusive à agir en la personne du Christ, notamment dans l’absolution et la célébration de l'Eucharistie. Le sacerdoce est conçu comme une marque indélébile. Deux mille ans se sont écoulés sans que jamais soit minimisée la nécessité du ministère sacerdotal. Ceci ne justifie pas qu’on perçoive le clergé comme une figure sacrale du prêtre garantissant sa sainteté. Les temps d’aujourd’hui font signe. Le prêtre d’aujourd’hui souffre de ce que son image se ternit. En réaction le cléricalisme tend à se renforcer. Ainsi voit-on des prêtres plus sensibles à la discipline, à la rigueur de l’habit clérical, l’éloignement des filles du service de l’autel, etc. On voit écartée la collaboration des fidèles dans l’organisation liturgique ou la gestion de la paroisse, et réapparaître certaines dévotions que Vatican II avait relativisées. Ceci en dépit de l’appel du concile à la collégialité, souhaitant une participation plus importante des baptisés dans la vie de leur Église, dans la vie quotidienne des paroisses et des diocèses. Tel est le but de la synodalité qu’avait présentée au PUC de Narbonne Mgr Patrick Valdrini.

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