Les Etats-Unis au lendemain des élections

Pour Jean-Louis Machuron, en hommage amical

   La situation actuelle révèle des évolutions de fond dans la société américaine, qui prend en considération le libéralisme économique, l’indécence politique, l’envolée du conspirationnisme. Même le Parti Conservateur en vient à se fragmenter.

On a mené, côté républicain, une campagne offensive, qui a laissé sur le bas-côté tous ceux qui n’applaudissaient pas assez fort les harangues du tribun. Ainsi le directeur de campagne Brad Parscale a été rendu responsable d’une salle à moitié vide pour l’encensement du président. Il a été rétrogradé à un poste inférieur. Les Républicains ont martelé que Biden était en fin de course (il n’a que 4 ans de plus que Trump), qu’il serait inféodé à la gauche « bolchévique » de son parti, qu’il aurait envisagé d'importantes hausses d’impôt, et adopté des mesures favorables aux minorités, dont une amnistie générale pour les immigrés illégaux et un alignement sur les positions les plus radicales du mouvement antiraciste Black lives matter (BLM).

Le meurtre de George Floyd, en mai à Minneapolis, et les rafales de tir sur Jacob Blake, en août dans le Wisconsin, ont déclenché des séries de révoltes, tandis que D. Trump condamnait les pillages liés à ces manifestations, notamment à Kenosha ou à Portland, dans l'Oregon ; il reprenait le slogan « Law and order » (« La loi et l'ordre » qui avait été le slogan de Nixon en 1968), entraînant  ses supporters violents et incontrôlables.

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