Les femmes et la Nouvelle Alliance

Pour Edwige, avec mon affection

   Toute femme expérimente le miracle à chaque naissance d’un enfant. C’est ce que le Christ évoque en conversant avec ses disciples, évoquant une expérience que le sexe masculin ignore. Le Christ reprend deux étapes successives : la souffrance de l’enfantement, et l’exultation qui suit immédiatement pour esquisser ce que sera l’angoisse des jours de Sa passion débouchant sur la joie de Sa Résurrection.

Cette surabondance de vie, Marie l’a perçue dans l’éclair de l’Annonciation ; de même Elisabeth, recevant sa cousine venue la visiter.

C’est ce jaillissement de vie, que Jésus annonce à cette femme interpellée près d’un puits, et qui vient comme chaque jour, sur le coup de midi, puiser l’eau. Le dialogue s’amorce, un dialogue improbable, entre une Samaritaine et un Galiléen, lequel demande de l’eau à cette femme, « donne-moi à boire ». Le ton, les mots, l’attitude même de Jésus qui lui demandait à boire, sont loin de ce qu’elle pouvait attendre d’un étranger, d’un non-Samaritain probablement, donc de quelqu’un qui éveille la méfiance plutôt que la confiance. « Comment, toi qui es juif, tu demandes à boire à moi, Samaritaine ? » Ils causèrent. De l’eau qui fait vivre.

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