En quête des indices de transcendance

Pour le frère Hugo-Marie Perez, fraternellement

Pour Bernard Ibal, de même ! 

   À l’instar de Hans Urs von Balthasar ou de Claude Geffré qui, tous deux, aimaient à souligner que la théologie n’a de sens que si elle prend en considération l’histoire, nous pensons que la théologie a pour l’une de ses vocations de déchiffrer le sens des Écritures en vue d’éclairer l’expérience historique et culturelle de l’homme d’aujourd’hui. C’est dire que le message chrétien doit aller au-devant des expériences révélatrices que nos contemporains peuvent déjà connaître dans le quotidien de leur existence. 

Reconnaissant d’emblée que nous ne sommes pas maîtres du sens, mais seulement ses « questionnneurs », nous reconnaissons dans le même temps que nous sommes précédés par un sens venu d’ailleurs qui ne relève pas de la seule immanence de la conscience de chacun. Comme aimait dire Paul Ricœur, « je suis toujours disciple du sens ». Manière de dire que nous sommes toujours précédés par cette énigme qu’est le don « extraordinaire » de la vie. Dans les expériences de contingence absolue, cela conduit certains à la révolte. Mais cela peut aussi nous inviter à l’action de grâces et à l’émerveillement devant un don gratuit envers lequel nous sommes les heureux débiteurs, solidaires de ceux que la vie ne comble pas autant. 

Dans le domaine des relations interpersonnelles, nous pouvons découvrir que l’événement de la rencontre n’est pas un pur irrationnel. Il est en lui-même cristallisateur de sens. Il change la compréhension que chacun a de soi et génère en chacun des possibilités d’existence inédites. 

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