Vivons l’Avent

Pour Véronique, affectueusement

   À la peste lointaine succèdent d’autres fléaux dévastateurs qui nous font aujourd’hui traverser une angoissante période, d’inondations, d’attentats, et sous la menace de ce virus indomptable du coronavirus. La mort, qui donne déjà un goût de cendres à nos pauvres joies humaines, nous gâche la vie rien qu’en y pensant. Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard. Ce destin absurde qui se profile met en échec tous les pourquoi scientifiques restés sans réponse.

Pendant ce temps, et tandis que beaucoup démêlent les guirlandes, nous attendons Noël. L’écrasante monotonie de nos vies ne serait-elle pas rompue par la venue du Christ et sa venue n’y changerait-elle rien ? Continuons de boire, de manger, de nous émouvoir de nos corps en fête, jusqu’au clap de fin. Tristes vies. Or justement, celui dont nous fêtons la naissance à Noël a renversé ce destin implacable.

Vivons l’Avent. Adventus, en latin, désigne « l’Avent de Dieu », autrement dit son avènement, qui va être l’Événement de l’histoire. Dans l’Avent de Dieu il y a l’avent de l’homme, l’attente, l’espérance.

Ma petite fille Madeleine (9 ans) à qui son Papa demandait si elle se sentait plus pessimiste qu’optimiste, lui a répondu « Je n’ai aucune vision du futur ». Pertinent ! Nous sommes tentés d’aller du présent au futur. Du coup nous extrapolons dans le futur un imaginaire, puis un au-delà fantasmé, puis un Dieu illusoire. 

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