Pour Gaëlle et Arnaud, avec mon affection
Pour les Schürr(s) de même
À force de se demander dans quel monde nous vivons… on assure que par négligence, fainéantise ou lâcheté nous n’y sommes évidemment pour rien.
Il faut bien avouer que les événements présents ne favorisent pas la confiance dont nous jouissions il y a peu. A-t-on le souvenir d’avoir jamais connu autant de risques, à l’horizon desquels se profile la généralisation de la guerre favorisée par la détention des armes nucléaires ?
Les mollahs de Qom rebâchent à leurs affidés qu’ils ont gagné contre les israéliens. Tout le monde penche pour une solution qui garantisse à la fois les droits des Israéliens et ceux des Palestiniens. On prend peur à l’idée que le détroit d’Ormuz s’enflamme, on se désole en voyant s’éloigner l’espoir né avec les accords d’Abraham. La guerre en Ukraine, l’horreur à Gaza, l’élection du sale gosse à Washington, le cynisme du boucher de Moscou attisent l’embrasement du Proche-Orient.
Les Européens se sentent esseulés. Le malheur de ce temps est que les aveugles sont conduits par des fous. Quand on ne sait pas où on va, on a de la peine à s’y faire accompagner. L’Europe s’efface, méprisée par Trump, détestée par J.D. Vance, client sans âme de la Chine. Les Européens ont exécuté des tours de souplesse dorsale à La Haye devant un D. Trump, auréolé de sa victoire à Téhéran, appelé « papa » par le secrétaire général de l’OTAN, qui veut sauver sa maison. L’alliance du cow boy avec le dictateur cannibale russe est avouée. Qui aurait imaginé cela au siècle dernier ?
Des trublions politiques se prennent pour Cicéron et ne soulèvent que de la poussière. L’Europe est au pied du mur. Sans moyens. Sans la volonté de prendre le relais lâchement abandonné par les États-Unis pour soutenir les moribonds qui meurent par dizaines chaque jour en Ukraine. Un peu plus encore à Gaza !
Les grandes menaces aujourd’hui que sont l’extrémisme et le populisme en France, ébrèchent la démocratie. Ce qui les rapproche c’est la « collaboration », dans une même haine de l’Europe, de l’OTAN, l’anti-américanisme, l’antisémitisme de quelques-uns, le soutien à Poutine, le mépris de l’Ukraine, le complotisme, le soutien aux anti-vaccins, la xénophobie, le marxisme archi-dépassé, les relents fétides du trotskisme. Tout cela exalté, crié, chanté sur des airs d’accordéon par ces gens qui se prennent pour les Yvette Horner de la politique.
Il n’est pas étonnant que notre époque connaisse une crise générale de confiance dans l’avenir. L’incertitude.
Gérard Leroy, le 15 août 2025