Grandeur et décadence de Babylone

Pour Bruno et Rachel, bis repetita

   « Toi qui habites près des grandes eaux, qui possèdes de grands trésors ! », c’est ainsi que s’adresse à la ville de Babylone le prophète Jérémie qui voyait à juste titre dans le système d'irrigation de l'ancienne ville la base de sa prospérité. En ce temps-là, les canaux d'irrigation de Babylone manifestaient une telle prouesse technique unique qu’ils suscitaient l'admiration et l'envie de leurs contemporains. La réorganisation des canaux d’irrigation et la remise en culture des terres agricoles autour de Babylone permirent à la Babylonie de connaître une véritable expansion économique et démographique pendant des siècles.

La gigantesque enceinte de la ville fut relevée et restaurée. La construction du Temple dédié à la déesse Ishtar est attestée pour la première fois dans une tablette datée du XIIe siècle av. J.C. qui comprend une description de la géographie sacrée de Babylone, et donne les noms cérémoniels de ses principaux édifices. La porte principale de la ville, dédiée à la déèsse Ishtar, fut pourvue d’un magnifique décor d’animaux en briques bleues vernissées qu’on peut admirer au Musée de Pergame de Berlin. On accédait au temple d’Ishtar par une grande voie processionnelle d’une incomparable magnificence, tout comme celle qui conduisait à l’Esagil, temple consacré au dieu Marduk vénéré au sommet des ziggurat, ou en haut des tours pyramidales de sept étages appelée l’Etemenanki.

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