Cet article a été ébauché peu avant l’intervention approuvée du sénateur Malhuret
Pour Aymeric Janier, en hommage amical
Europe, lève-toi.
Pour faire face à la pandémie du siècle. Le bouclier américain se dérobe. L’Ukraine est moribonde. La Russie se renforce.
La Maison Blanche est aujourd’hui la cour de Caligula, qui aimait à dire « Qu’importe qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent ». Les empereurs modernes ressemblent aux Césars. Ils sont aussi indignes, leurs courtisans serviles, et leurs bouffons hystériques.
Les « occidentaux », le beau reste, tente de maintenir le lien avec Trump conditionné à trahir pour se servir, à s’emparer de territoires tout en soutenant les dictatures phagocytes. En regard les Chinois arborent leur indéfectible sourire en voyant Trump agenouillé devant Poutine ; Xi Jinping peut préparer sereinement l’invasion de Taïwan.
Jamais, note le sénateur Claude Malhuret, « jamais un président des États-Unis n’a soutenu un agresseur contre un allié. Jamais il n’a pris autant de décrets illégaux, révoqué les juges qui l’embarrassent ». Trump, ajoute le sénateur, est en train de confisquer la démocratie, qui fut longtemps la figure de proue des États Unis. En moins de deux mois il a fait plus de mal à l’Amérique qu’en quatre ans de son premier mandat.
Nous étions confrontés à la dictature du dernier tsar. Nous voilà désormais dressés contre ce tyran désormais soutenu par un traître.
Tartuffe vient de voter avec ses affidés pour la circonstance, Russes et Coréens du Nord, contre la demande des Européens réclamant le retrait des troupes russes. Dans la foulée, enhardi pas les ores du bureau ovale, le Triboulet du prince, le planqué dispensé du service militaire donnait des leçons de morale et de service militaire au héros de guerre Zelenski, avant de le congédier comme un laquais.
Donald Trump, l’enfant gâté, le mafieux sans foi ni loi, au service de son ego dilaté a fait montre ce jour-là d’un comportement indigne.
Depuis que Trump a « suspendu » la livraison d’armes promise, et bâillonné les renseignements si vitaux pour l’État major Ukrainien, que faire sinon faire face. Car la défaite de l’Ukraine fragilise l’Europe, les pays Baltes, la Moldavie, la Géorgie. On refait Yalta. Staline revient.