La liberté au cœur du discernement

Pour le frère Charles, en hommage amical

   Parmi les questions préparatoires qui nous ont été adressées en vue du synode, l’une d’elles porte sur le discernement préalable à toute décision. La lettre Amoris Laetitia du pape François présente d’emblée la composante morale du discernement : la liberté.

Si l’homme est capacité dynamique de liberté, retenons d’abord qu’il convient d’éviter la confusion de la liberté avec la licence, laquelle tend à satisfaire les envies, quelles qu’elles soient. En revanche la liberté peut être comprise comme capacité de s’interroger, d’entrer en histoire personnelle et de formuler un projet, réalisable en phase avec l’histoire présente. « L’homme est cet être pour lequel, au dedans de lui même, il y va de son propre être » (Martin Heidegger).

Il y a des « processus de maturation de la liberté, de formation, de croissance intégrale, de culture d’une authentique autonomie » (AL 261). La grâce de Dieu se reconnaît à ce qu’elle permet un « parcours dynamique de développement et d’épanouissement ».

La dynamique du discernement s’inscrit dans une perspective reliée à l’efficience de l’Esprit-Saint. La grâce divine et la croissance humaine cheminent ensemble. Notre époque s’enivre de ses progrès au point de rallier le pélagianisme des premiers temps qui exalte la liberté humaine au dépens de la grâce.

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