Comment dialoguer ?

Pour Madeleine, ma petite-fille que j’embrasse fort

    D’abord je t’invite à comprendre que le dialogue c’est pas la discut’. C’est même le contraire. Dans une discut’ ton interlocuteur cherche à t’imposer ce qu’il croit. Plus il se donne des raisons de croire et plus il croit qu’il a raison de croire. Imagine que toi tu te comportes pareillement et tous les deux vous vous quitterez en vous tournant le dos. Prisonniers dans vos certitudes, scotchés à vos préjugés.

La question nous amène à réfléchir.

Derrière les mots se profile ce qu’ils signifient. Sans cela on en reste à la discut’ qui n’a pas d’issue.

Le dialogue c’est autre chose. On ne s’invective pas. On ne se déteste pas. On ne manipule pas. On cesse même de s’indigner. Laisse béton la séduction, argumente ta conviction.

Commence par t’étonner. La faculté d’étonnement, est une source sûre du dialogue. Quand tu demandes « pourquoi ? » ou « c’est quoi ? » en face de ce que tu découvres, tu exprimes un étonnement. Émerveille-toi. Rien n’est acquis.

Interroge : « qu’est-ce que ça veut dire ? » (qu’est-ce que ça signifie) ; « à quoi ça sert ? ». Commence à questionner. À te questionner. Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est bien ? Qu’est-ce que c’est ?

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