Cerveau à réparer : pistes et garde-fous

 Pour Jean-Claude et Marie-Jo Ghisgant, en témoignage d'amitié

Décidément le progrès médical avance, étendant son activité à des champs encore peu explorés à la fin du siècle dernier. Nos pays dits développés voient la durée de vie de leurs populations augmenter. On peut s’en réjouir, tant que l’allongement de la vie satisfait à peu près la personne, tant au niveau physique qu’au niveau mental. Mais tous ne jouissent pas pareillement de l’inévitable dernière ligne droite.

 Les progrès de la recherche médicale génèrent beaucoup d’espoir... et aussi des craintes, justifiées. “L’espoir, disait Spinoza, n’est rien d’autre qu’une joie inconstante, née de l’image d’une chose future ou passée dont l’issue nous paraît douteuse” (1).  Douteuse, certes, mais pas impossible. C’est cet espoir qui anime autant leur entourage que les 500000  personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en France. Cette affection n’est pas la seule que concernent les progrès réalisés sur les maladies mentales. La maladie de Parkinson, causée par le défaut d’un neurotransmetteur impliqué dans la motricité, atteint 150000 personnes en France. Seront encore bénéficiaires de ces recherches thérapeutiques récentes sur les maladies neurovégétatives les 60000 personnes atteintes d’une sclérose en plaques, et bien d’autres encore.

 Deux pistes offrent aux chercheurs ce qu’il est convenu d’appeler une “réparation” du cerveau.

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