Encore faut-il le faire savoir.
Un prince possédait une splendide pierre précieuse somptueuse et sublime. Un jour cette pierre fut rayée. Le prince en fut bouleversé et convoqua tous les artisans joailliers de la terre. Un à un. Aucun ne parvint à effacer la rayure. Arriva alors dans la contrée un tailleur de pierre. En désespoir de cause le prince s’en remit à ce tailleur de pierre. Lequel tailleur de pierre, usant de son art avec grand soin, tailla dans le diamant une rose superbe, une rose dont la tige avait été ciselée sur l’égratignure. La pierre précieuse devint alors le plus beau des diamants, plus beau encore qu’avant qu’il ne soit éraillé.
Tous les gens de la cour rapportèrent ce miracle, et la nouvelle se répandit sur toute la contrée.
Les gens de la cour, aujourd’hui, se sont groupés, afin de faire connaître le tailleur de pierre au-delà des frontières. Ils battent la campagne et s’en vont diffuser, enseigner, citer, relater, colporter, informer, révéler, dévoiler, signaler, bref raconter l’histoire de ce tailleur de pierre à des pays qui s’appellent aujourd’hui Google, Facebook, LinkedIn ou Twitter. Ils font ce qu’ils appellent des campagnes webmarketing.
Ils ne s’en tiennent pas là. Les contacts qu’ils favorisent ou établissent, ils les gèrent, ils les suivent, et veillent régulièrement à les maintenir à jour. Les tailleurs de pierre modernes, leurs clients, les joailliers, les princes convoitant les ores, aujourd’hui s’appellent news, mutuelles, restaurants, développeurs de catalogues de photos en ligne, agences de décoration, agronomes, organisateurs de développement international, villes de France et d’ailleurs... , bref des chefs d’entreprise, petites ou grandes, pas des geeks, non, mais des gens qui veulent faire connaître leur marque, ici, en France, ou à l’étranger. Ils sont à Bordeaux, à San Francisco, à Munich, à Budapest, à Istanbul, à Shanghaï,…