"Un an après, l’assassin court toujours..."

Pour Taïeb Bellil, en hommage amical

   En tout temps et en tous lieux les grands spirituels, maîtres de sagesse des grandes religions et des sagesses de l’humanité, amoureux et respectueux de la dignité des êtres humains, conscients de leur responsabilité devant l’Être divin, le Tout Autre, l’Infini, la Transcendance, la “Suréminence inobjectivable”, ces grands maîtres spirituels ont réprouvé la haine et condamné le meurtre. Tout homme, conscient de sa responsabilité condamne le meurtre et réprouve toute expression humiliante, offensante, blessante. L’expression est libre, d’abord dans sa capacité de contrôler toutes ses formes, qu’il s’agisse du cri, de la confidence, de l’ordre, de l’amour, de la haine, mais l’expression n’est liberté qu’en ayant estimé son impact. La liberté d’expression ne réalise t-elle pas la mise en question de soi par l’autre ?  La responsabilité originaire me lie à autrui. Aussi la liberté d’expression n’est-elle pas liberté d’agression.

Au nom de sa responsabilité, de ses convictions humanistes et/ou religieuses, tout homme ne peut que condamner les actes meurtriers, qu’ils aient été perpétrés à l’encontre de rédacteurs d’un journal, d’épiciers, de musiciens ou de leur assistance. Chaque homme est assigné à responsabilité envers autrui. C’est comme ça. Depuis toujours chacun est solidaire de l’autre.

Les cibles favorites des caricaturistes de Charlie Hebdo ont offensé des musulmans, des chrétiens, et

Continuer à lire

Pages