Communique-t-on ? Parlons-en.

Pour tous les couples de nos amis... et pour les autres...

   La multiplication des moyens de communication pourrait légitimement faire croire que notre époque est marquée par un fort besoin de communiquer. Il faut remonter, pour en rappeler l’origine, à la fin du XVIIIe siècle et à ce génial entrepreneur de communication qu’était Claude Chappe, qui mit en place le sémaphore. Cet initiateur, le premier dans l'histoire de l'humanité, a ouvert les portes de la télécommunication. Succédèrent au télégraphe la radio, la télévision, le téléphone, le télétype, l’ordinateur, internet et tout ce que rassemblent aujourd’hui les utilisateurs des réseaux sociaux.

Est-ce que ce formidable déploiement de moyens de communication signifie un fort besoin de dialogue ? Serait-ce alors que nous manquons d’outils ?

Les livres qui prétendent nous instruire sur la communication, former à la parole publique, la conversation, remplissent les rayons des librairies. Et pourtant, combien de gens s’en vont se plaindre, entre amis ou devant leur thérapeute, que celui qui partage leur vie devient taciturne, mortellement silencieux. «Il ne parle pas», confie-t-on en larmoyant. Et l’on s’en va expliquer que si “’il” ne parle pas, c’est tout à fait normal puisque c’est un homme et que l’homme privilégie l’analogique plutôt que le langage verbal qui, à la différence de l’action, serait une sorte d’outil de communication réservé aux femmes. Il y aurait ceux qui agissent et celles qui en parlent !

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