Théologie

La joie et l’allégresse - Commentaire (4/4)

   « Que les ragots et les critiques dévastatrices n’engendrent pas la mauvaise humeur », dit le pape au quatrième chapitre de son exhortation. « L’ancrage en Dieu façonne en nous l’endurance, la patience et la douceur. La récompense en est la Joie ». « L’Eglise a besoin de missionnaires », déclare-t-il (§138). Alors, « laissons Jésus nous envoyer en mission. Nous sommes fragiles mais porteurs d’un trésor qui nous grandit et qui peut rendre meilleurs et plus heureux ceux qui le reçoivent. L’audace et le courage apostoliques, la parêssia, sont des caractéristiques de la mission » (§ 131). « La sainteté est parrêsía », ajoute François (§ 129).

Dans l’Église primitive, la parrêsia (en grec), signifiait la qualité de foi chrétienne qui ne peut être dubitative et se contenter d’opiner du chef (“p’têt’ ben qu’oui...”). La parrêsia est synonyme d’audace, qui ne peut se retenir de dire l’Événement. Il faut que cela soit dit. Michel Foucault, dans son Cours d’Histoire des systèmes de pensée, insinuait qu’à vouloir tout dire la parrêsia en arrive parfois à dire « tout et n’importe quoi ». Non. La parrêsia n’est pas bavardage, mais audace, l’audace de proclamer Jésus-Christ ressuscité. 

Dans son cinquième et dernier chapitre, le pape insiste à nouveau sur la nécessité du discernement.

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