Présentation

 

Gérard LEROY est théologien laïc, spécialiste de science et de théologie des religions. Avant d’être professeur de philosophie morale, il a travaillé dans  différents domaines rattachés à la santé, enfin comme conseiller ministériel.

Pendant 7 ans il a assuré la fonction de Secrétaire Général de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix (section française). Il fut, avec Bernard Kouchner, l’un des fondateurs de l’association RÉUNIR, dont il a été vice-président.

Gérard LEROY fut reçu, après la traduction de son premier ouvrage en roumain, membre de l’Académie des Hommes de Sciences et de Lettres de Bucarest.

Il a fondé le Pôle Universitaire Catholique (PUC) de Narbonne, dont il a cédé récemment la direction

Pour son travail en faveur du dialogue interreligieux, il a été distingué par la République.

Prochaines interventions :

  • Vendredi 8 novembre, à 20 h 30, à la Maison Saint-Pierre, conférence de Gérard Leroy proposée par le PUC de Narbonne : « L’islam de la mort de Mahomet à l’An Mil ; de la fitna au déclin abbasside »,
  • Vendredi 22 novembre, à 20 h 30, à la Maison Saint-Pierre, conférence de Gérard Leroy proposée par le PUC de Narbonne : «  La complexité géopolitique du Proche-Orient depuis les bouleversements du dernier quart du XXe siècle. »
  • Vendredi 29 novembre, à 20 h 30, à la Maison Saint-Pierre, conférence de Ghaleb Bencheikh, Président de la fondation de l’Islam de France, proposée par le PUC de Narbonne : «  Présentation de la Fondation de l’islam de France. » 

Ses publications :

  • Dieu est un droit de l'homme, Préface de C. Geffré, Cerf, 1988
  • A vos marques, Guide pratique de la mise en condition physique, Préface de B. Kouchner, Éd. Trédaniel, 1992
  • Guide pratique du Paris religieux, en collaboration, Parigramme, 1994
  • Bassins de jardins, Éd. Denoël, 1995
  • Le salut au-delà des frontières, Préface de C. Geffré, Ed. Salvator, 2002
  • Christianisme, Dictionnaire des temps, des figures et des lieux, Éditions du Seuil, en collaboration
  • Vingt histoires bibliques racontées à Pierre et à ses parents, Préface de Mgr Alain Planet, Éditions Presses Littéraires.
  • Des matriarches et de quelques prophètes, éditions L'Harmattan, 2013
  • À la rencontre des Pères de l'Église, L'extraordinaire histoire des quatre premiers siècles chrétiens, L'Harmattan. En savoir plus
  • L’Événement. Tout est parti des rives du Lac, aux éditions L’Harmattan. En savoir plus
  • Néron, imp. De Bourg, 2019
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Fin de vie

Pour Pauline Defrance, en hommage amical

   La souffrance a-t-elle un sens ?

Si récemment encore on admettait la douleur physique sans s’autoriser à l’apaiser, aujourd’hui, la prise en charge de la douleur s’inscrit comme une priorité, répondant à un droit du malade, inscrit dans la Charte des Hôpitaux. 

 Parvenus à un tel niveau de progrès, tout discours qui tenterait de donner un sens à la douleur apparaîtrait comme un aveu d’échec des praticiens, voire une perversion consistant à trouver du bien dans ce qu’on perçoit comme une absurdité. L’impensable de la souffrance a amené les praticiens à développer une critique de plus en plus radicale du discours religieux sur la souffrance, tant dans la société que chez les théologiens, qui en viennent à déclarer que la souffrance serait par principe et par nature inacceptable. 

Alors, reste-t-il un espace de sens dans ces conditions ? Nous ne sommes pas maîtres du sens, mais seulement ses questionneurs. Le problème aujourd’hui vient de ce que l’imaginaire se développe non seulement dans toutes les logosphères, au sein des réseaux sociaux mais aussi autour d’une bonne table, avec des représentations qui s’érigent en vérités, assénées, dont on fait un système plus ou moins rationnel, habillé d’une couverture intellectuelle pour lui donner plus de crédibilité. Bref, d’un préjugé partagé on fabrique de l’opinion. Or, l’approche du problème qui nous convoque, encombrée par nos préjugés sociaux, nos atavismes moraux, religieux, est jonchée de difficultés. 

Entre "tuer" et "libérer" une porte à ouvrir ?

Nous sommes conviés à réfléchir à cette question : « doit-on, ou pas, ou peut-on, ou pas, intervenir  —et si oui, de quelle façon— sur la vie d'un être dont la douleur ou l'hideuse ou préjudiciable malformation justifie qu'il vaille mieux pour cet être qu'il soit mort ? » Sur quelle logique, sociale, morale, éthique peut-on fonder une réponse « au face-à-face » ultime ? 

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